Essen 2026. Nos coups de cœur du Spiel, nos tests et le top des sorties à ne pas manquer.

Boreal, quand la nature reprend ses droits

Boreal est un jeu 2 joueurs dans lequel vous allez incarner deux exploratrices au sein de ruines d’un monde antique. Le tout pour récupérer des connaissances et les partager ensemble. Le jeu a réussi le petit exploit de se hisser dans le top des ventes lors de sa sortie et il n’en fallait pas plus pour attirer ma curiosité. Après District Noir, nommé aux As d’or, est-ce que la team de Spiral Éditions va réitérer en nous proposant une petite pépite ici ? On vous donne notre avis dans ce test de Boreal.

Jeu Boreal

Un jeu spécifiquement 2 joueurs

Avant de commencer et d’aller plus loin. Il est important de bien comprendre que Boreal est uniquement un jeu 2 joueurs. Pas de variantes, pas de possibilité de jouer à plus. Donc si vous n’êtes pas adepte, le jeu n’est clairement pas fait pour vous.

Comment jouer à Boreal ?

Avec Boréal, vous vous retrouvez face à un jeu de construction et de gestion de ressources. En soi, rien de très innovant dans la promesse. On se rapproche d’Abyss Conspiracy ou encore des Hauts Fourneaux dans la mécanique. L’objectif ici sera de marquer un maximum de points de victoire avant la fin de la partie lorsque le 1er joueur fini de construire sa pyramide. Mais rentrons dans les détails, car c’est ici que le jeu se distingue.

La rivière de carte et le système de ressource

Dans Boreal, pas de carte en main. Tout se joue avec une rivière de 8 cartes sur laquelle vous allez venir piocher pour commencer votre pyramide. A chaque tour, vous aurez la possibilité soit de récupérer une carte dans celles accessibles et commencer votre pyramide, soit d’en réserver une (vous empêchez votre adversaire de la prendre mais ne pouvez pas l’activer pour vous tant que vous ne payez pas son coût).

Rivière de cartes Boreal
La rivière de cartes dans Boreal

Là où le jeu va être intéressant, c’est dans la gestion de vos ressources. Car ici, pas de jeton. Tout se passe sur la rivière de cartes. Votre ressource est indiquée par un marqueur. Celui-ci vous donne vos ressources durant ce tour mais aussi les cartes que vous pouvez revendiquer qui seront sur la gauche du jeton. Vous l’aurez compris, plus vous avez de ressources disponibles et plus vous aurez accès à un ensemble de cartes pour avancer. Vous allez donc devoir anticiper pour pouvoir aller récupérer la carte dont vous avez besoin et faire attention à ne pas trop dépenser pour éviter de vous limiter les tours prochains.

Les types de cartes

Pour créer des combinaisons puissantes, vous allez retrouver un système de famille de cartes plutôt simple puisqu’il s’agit juste de couleur. Vous retrouverez ainsi des types de stratégies à mettre en place : 

  • Les cartes bleues vont vous donner beaucoup de points de victoire
  • Les cartes jaunes sont orientées vers les ressources
  • Les cartes rouges sont des cartes d’interaction avec la rivière (comme détruire d’autres cartes dans la ligne)
  • Les cartes vertes qui permettent des interactions avec d’autres cartes

En fonction des cartes que vous allez sélectionner, ces dernières auront des effets d’entrer en jeu et/ou des effets par tours. Pour autant, vous n’êtes pas contraint de vous spécialiser dans une famille. Les synergies sont multiples et vous allez pouvoir varier les parties sans aucun problème. C’est d’ailleurs l’une des forces du jeu qui propose un équilibrage plutôt propre.

Cartes Boreal
Exemples de cartes dans Boreal

La création de votre pyramide

Pour avancer dans votre partie, vous allez donc construire une pyramide. Celle-ci sera constituée de 10 cartes. 4 sur la base, puis 3, puis 2 sur le sommet et 1 pour finir la partie. Chaque carte vous rapportera donc soit des ressources soit des points, mais attention, lorsque vous posez une carte sur une base de 2 autres cartes, vous ne pouvez plus activer celles du dessous. C’est toujours la carte la plus haute qui domine.

Les tours s’enchaînent donc en 2 phases. La construction ou réserve ou vous choisissez vos cartes puis la phase de repos ou vous activez les effets de vos cartes.

Les cartes archives pour varier la stratégie

Comme souvent dans ce genre de jeu, vous retrouverez des cartes à la puissance plus importante. Ici, se sont les archives. Il s’agit de cartes sans couleur au fond grisé. Petite spécificité, vous ne pouvez en construire qu’une seule par partie.

Le comptage des points

Une fois la partie terminée, vous allez passer au comptage des points. La aussi Boreal fait dans la simplicité. Tout se passe sur votre pyramide. Pas de comptage en amont ni de cas spécifique. Vous prenez vos points de victoire sur vos cartes, celui qui en a le plus remporte la partie. 

Kronologic Paris 1920, élucidez le mystère qui vous entoure

Kronologic est clairement un des jeux qui m’a fait de l’œil ces derniers temps. C’est donc tout naturellement que j’ai souhaité me plonger dans cette enquête palpitante afin de résoudre les mystères qui entourent les lieux. Pour ce test, j’ai eu l’occasion de jouer à Kronologic Paris 1920 qui nous plonge au sein de l’opéra de Paris. Je vous en dis plus sur l’expérience et vous donne mon avis, le tout sans aucun spoil promis ! 

Jeu Kronologic

Kronologic, un jeu de déduction !

1er mystère à éclaircir, il s’agit d’un jeu de déduction compétitif Ca peut paraître bête comme ça mais avant de l’acheter et de me lancer dans ma 1ère partie, je pensais que c’était un jeu d’enquête. Donc avec des parties en coopératif. J’en ai entendu beaucoup de bien, sans jamais entendre parler du gameplay. Et paf, j’avais pas compris. Et comme on était 2 lors de l’achat je me dis que ça peut arriver à d’autres… Allez, me laisser pas seul 😅

Comment jouer à Kronologic ?

Avant de rentrer dans les détails d’une partie et de vos objectifs, je rappelle juste qu’il n’y aura pas de spoil ici. Vous pouvez donc lire en toute tranquillité cet article.

Dans Kronologic, vous allez devoir répondre à une ou plusieurs questions le plus rapidement possible en fonction des scénarios, à la façon d’un Cluedo. Le tout avant que vos adversaires puissent eux-mêmes donner leur réponse. Pour cela, vous allez jouer dans un lieu, ici l’Opéra de Paris qui se compose de 6 salles, avec 6 personnages et dans 6 temps différents. Vous voyez le truc venir ?

De la déduction et de la logique

Vous allez donc commencer avec les positions de départ de tout ou partie des personnages lors du temps 1. A partir de là, chaque joueur va récupérer une information par tour. Et le système est plutôt bien fait.

Concrètement, vous aurez au centre de la table une tuile pour chaque temps et une pour chaque personnage. Vous pourrez ensuite récupérer une carte du lieu qui vous intéresse pour la superposer et avoir des informations précises.

Plateau Kronologic
Le plateau de jeu

A chaque fois que vous récupérez des éléments, vous allez pouvoir les reporter sur votre feuille de partie afin de suivre les mouvements des personnages et de comprendre ce qui s’est passé des temps 1 à 6. Mais attention. Lorsque vous jouez, vous aurez systématiquement une information commune, à partager avec tous et une privée, qui vous donne un avantage.

La mécanique de superposition des cartes

C’est là que l’aspect déduction du jeu s’enclenche. Car vous n’aurez pas toujours besoin de tout savoir pour avancer et collecter vos preuves. Au contraire, à la façon d’un Sudoku (paye ta référence 🧐) vous devrez comprendre certains déplacements..Pour cela vous aurez 2 types d’informations à choisir :

  • Lieu et temps : Si vous associez ses 2 éléments, vous saurez combien de personnes étaient dans cette pièce durant ce temps (information collective) mais aussi le nom de l’une d’elles (information privée).
  • Lieu et personnage : Si vous associez ses 2 éléments, vous saurez combien de fois une personne est passée par là (information collective) et aussi l’un des temps ou c’est arrivé (information privée).

Parfois vous pouvez rejouer si le duo de cartes récupérées ne donne aucune information. Ce qui est aussi une aide pour avancer.

Vous allez ensuite enchaîner les tours jusqu’à ce que quelqu’un soit sur de lui et puisse répondre à la problématique de votre scénario. Mais attention, si votre réponse est fausse, vous êtes éliminé.

Les scénarios, une façon de varier l’objectif

Le jeu vous propose de tester 3 scénarios avec chacun 5 niveaux de difficulté . Donc un ensemble de 15 parties. Lorsque l’on parle de “difficulté” ici, il s’agit surtout du nombre de tours avant de pouvoir répondre car en soit, même les scénarios les plus complexes ne sont pas bloquants.

Pour vous expliquer le système de scénario, il s’agit en réalité d’une courte histoire d’une phrase pour vous mettre dans le bain, de quelques éléments de contexte et surtout, des questions auxquelles vous allez devoir répondre pour finir la partie (parfois il n’y a qu’une question). Par exemple pour le 3ème scénario, les questions sont : 

  • Qui la police va-t-elle devoir arrêter en temps 6 ?
  • Dans quelle pièce de l’opéra devra-t-elle intervenir ?

Pour finir la partie vous devrez donc répondre à ces 2 questions avant tout le monde. Et la pression augmente vite.

Chaque scénario à donc ensuite 5 lots de cartes pour permettre une rejouabilité. Mais c’est à mon sens ici que le jeu peine. Car 3 scénarios, 5 niveaux de difficultés, des parties de 20 minutes,… On a vite fait le tour.

Une version solo sous forme de médaille

Kronologic propose aussi une version pour jouer en solo. Le concept est le même sauf que le but sera de finir votre enquête en un minimum de tour pour répondre. Vous avez un système de médaille en fonction de vos résultats. 

Si l’approche à le mérite d’exister et de permettre de jouer seul, c’est clairement pas dans ce mode de jeu que vous allez pouvoir profiter au maximum du jeu.

Courtisans, misez sur les familles les plus influentes de la cour

Bienvenue au dîner annuel de la reine. Vous envoyez vos courtisans à la table royale afin de gagner ses faveurs et de mettre en lumière les familles qui vous soutiennent. Après le très prisé Faraway, l’équipe de Catch Up Games, l’éditeur Lyonnais, nous propose un jeu de cartes de collections et de bluff particulièrement réussi. Alors préparez vous pour le banquet, voici notre test et notre avis sur Courtisans.

Jeu courtisans

Courtisans est un jeu rapide pour des parties d’environ 20 minutes. Vous allez prendre place à la table de la Reine et miser sur les familles qui vont étendre leur influence et celles qui, au contraire, vont tomber en disgrâce. Pour remporter la partie, il vous faudra avoir le plus de cartes des familles importantes qui vous rapportent des points. Mais pas si simple quand vos adversaires complotent dans votre dos !

Comment jouer à Courtisans ?

Une partie de Courtisans se joue dans le sens des aiguilles d’une montre à partir du 1er joueur. A chaque tour, un joueur va piocher 3 cartes qu’il devra jouer. L’une à la table de la Reine, une autre dans son domaine puis la dernière dans le domaine d’un autre joueur. Simple non ? Sauf quand la stratégie et la fourberie s’en mêlent.

La table de la Reine, la zone de jeu principale

Le jeu se déroule donc en 2 zones. La table de la reine, qui représente les faveurs et disgrâces des 6 familles. Lorsque vous jouez une carte d’une famille dans cette zone, vous pourrez soit la placer sur le dessus de son portrait pour lui donner de l’importance, soit la placer en dessous pour la faire chuter dans les petits papiers de la régente du trône.

Table de la Reine jeu Courtisans
Table de la reine jeu Courtisans

Vous aurez ensuite les domaines des joueurs. Le vôtre ainsi que celui de vos adversaires. Comme vu précédemment, vous placerez une carte chez vous et une autre chez un concurrent direct. C’est là que toute la stratégie prend son ampleur. Car vous allez devoir miser sur les familles qui vont sortir leur épingle du jeu en essayant d’en avoir un maximum, tandis qu’à l’inverse, vous pourrez positionner des cartes moins avantageuses chez vos adversaires. Vous comprenez que ça peut vite devenir difficile à gérer.

La représentation des familles dans Courtisans

Pour vous aider à vous y retrouver, pas de panique, le jeu à une direction artistique simple et efficace. Chaque famille est représentée par une couleur et un personnage. La lecture du jeu se fait donc vite et vous n’aurez aucun souci à ce niveau. Même en fin de partie quand toutes les cartes sont présentes sur la table.

Cartes Courtisans
Les familles dans Courtisans

Vient s’ajouter à cela une iconographie pour certaines cartes spécifiques. Et oui, car ça aurait été trop facile s’il n’y avait pas quelques cartes spécifiques.

Des rôles dans chaque famille

Afin de complexifier un peu vos choix et de rajouter une part de bluff, certaines cartes auront des rôles. Vous en retrouverez autant dans chaque famille et pouvez les jouer comme les autres tout en vous assurant de leurs spécificités. Pour les reconnaître, pas de problème, elles auront une icône très visuelle aux 4 coins de la carte : 

  • Les nobles (4 par famille) : En fin de partie, chaque noble compte pour 2 cartes, tant dans le domaine d’un joueur qu’à la table de la reine
  • Les espions (2 par famille) : Les espions sont toujours joués face cachée. Personne ne peut jamais regarder un espion qui a été joué, pas même le joueur qui l’a posé. Quand un espion est joué à la table de la reine, il est placé dans la colonne de la reine, au centre du tapis, au-dessus ou au-dessous, afin de ne pas révéler à quelle famille il appartient
  • Les assassins (2 par famille) : Quand vous posez un assassin dans une zone de jeu, vous pouvez éliminer n’importe quelle autre carte Courtisan se trouvant dans la même zone de jeu, que ce soit à la table de la reine ou dans le domaine d’un joueur. La carte est définitivement écartée du jeu.
  • Les gardes : (3 par famille) : Les gardes ne peuvent pas être éliminés par les assassins et ne sont donc jamais retirés du jeu

Avec ces 4 cartes spéciales, vous avez de quoi créer des tensions au sein des familles et mettre en place des stratégies pour mener à bien vos missions.

Des missions pour marquer des points

En fin de partie, c’est-à-dire lorsque la pioche de cartes Courtisans est vide, vous devrez comptabiliser vos points. Comme souvent, le joueur avec le plus de points remporte la victoire. Le comptage est extrêmement simple, vous allez commencer par déterminer le statut de chaque famille à la table de la Reine. Si une famille a plus de cartes en haut, elle est dans la lumière, sinon en disgrâce.

Vous allez ensuite compter les points par rapport aux cartes dans votre domaine. +1 pour une carte d’une famille dans la lumière, -1 pour une en déclin. Tout en gardant en tête que les nobles comptent double. 

Pour ajouter un peu de challenge, chaque joueur dispose de 2 missions secrètes en début de partie. Des conditions à mettre en place. Si celles-ci sont respectées, vous marquez 3 points supplémentaires par mission.

Objectifs jeu Courtisans
Exemple d’objectif à réaliser durant une partie

The Vale of Eternity, devenez le plus puissant dresseur

Comment ne pas parler de The Vale of Eternity après le démarrage et la critique qu’il a reçu à sa sortie début 2024. Le jeu nous a forcément fait de l’œil et c’est pourquoi je m’empresse de vous proposer ma vision de cet engine building. En tant que dresseur, vous allez devoir recruter toutes sortes de créatures pour favoriser des combos et ainsi optimiser vos points de victoire. Le tout pour capturer les puissants dragons. Alors installez-vous confortablement et laissez-vous embarquer dans notre test de the Vale of Eternity.

The Vale of Eternity

The Vale of Eternity est un jeu d’engine building. C’est un dire un jeu dans lequel vous allez devoir utiliser les pouvoirs des cartes que vous allez récupérer pour les combiner aux autres et ainsi créer un moteur de points. L’univers est assez proche de ce que peut proposer Pokémon en terme design tout en étant un peu plus adulte dans sa thématique. Mais concrètement, pas de panique, le jeu dispose de son propre univers. Simple à appréhender, c’est votre maîtrise des cartes qui en fera une vraie expérience ludique.

Comment jouer à The Vale Of Eternity

The Vale of Eternity fait totalement partie de cette vague de jeu “easy to learn hard to master”. C’est-à-dire des jeux faciles à mettre en place et à comprendre les règles mais avec une profondeur stratégique importante. Concrètement pour vous, cela signifie que ce n’est pas la 1ère partie qui fera la force du jeu. Il faut accepter de faire quelques rounds de chauffe pour commencer à vraiment avoir une vision de l’expérience. Cela vient notamment du fait qu’au fur et à mesure, vous aurez une connaissance plus approfondie des différentes cartes. Mais entrons dans le détail d’une partie.

Les plateaux de jeu, un système simple et efficace

Le jeu tourne autour d’un plateau central pour recruter vos créatures, d’un marqueur de points puis d’une arène devant chaque joueur (qui n’est autre que vos cartes devant vous). Si le plateau est assez minimaliste, c’est en soi parce que tout le jeu réside dans les effets des cartes.

Plateau The Vale of Eternity
Les 2 plateaux avec la zone de draft et le comptage des points

The Vale of Eternity va ensuite fonctionner en 3 phases de jeu distinctes qui se succéderont soit jusqu’à la fin du 10ème tour, soit jusqu’à ce qu’un joueur arrive à 60 points.

Attrapez les tous !

La 1ère phase consiste à capturer les créatures. Pour cela vous allez piocher autant de cartes qu’il y a de joueur, multiplié par 2. Vous placerez ensuite les créatures en fonction de leur type sur le plateau central. Vient ensuite un système de draft. En commençant par le 1er joueur et dans le sens horaire vous placez votre jeton sur une carte disponible, et pour finir et en commençant du dernier joueur dans le sens inverse, vous ferez la même chose.

Vous aurez donc vos cartes pour le tour. La capture est donc très simpliste et n’intègre aucune mécanique spéciale type enchère ou vol de carte. Un placement de jeton et c’est parti.

A vous de jouer

La deuxième phase est une phase d’action. C’est stratégiquement la partie la plus importante du jeu. Ici vous pourrez réaliser 4 actions différentes, autant de fois que vous le désirez et dans l’ordre qui vous arrange : 

  • Vendre une carte avec un de vos jetons : Sur les cartes positionnées, vous pouvez décider d’en vendre une pour récupérer les pierres magiques en fonction de son type (indiqué sur le plateau)
  • Apprivoiser une carte : Cela vous permet d’en récupérer une pour la placer dans votre main
  • Invoquer une carte dans votre arène : En payant son coût en pierres magiques, vous pouvez directement invoquer une créature qui se placera dans votre arène. Si celle-ci a un effet instantané, vous devez l’appliquer

Bannir une carte : En payant un coût équivalent à celui de la manche en cours, vous pouvez supprimer une carte de votre arène, laissant ainsi la place à d’autres, souvent plus intéressantes dans vos combinaisons.

Place aux combos !

Dernière phase d’un tour de jeu, vous allez devoir obligatoirement appliquer tous les effets des cartes présents dans votre arène. Mais pour maximiser vos chances de mettre en place des combinaisons explosives, vous pouvez le faire dans l’ordre que vous le désirez. De quoi créer des enchaînements dès lors où vous avez bien pensé votre stratégie.

Exemple de cartes de The Vale of Eternity

Un système de jeu pensé pour la monté en pression

La mécanique de jeu principale de The Vale of Eternity a clairement été pensée pour que la pression et la stratégie augmentent au fur et à mesure des tours. Car si vous pouvez invoquer des unités dans votre arène, vous ne pourrez jamais en avoir plus que le nombre du tour en cours.

Vous comprenez vite que tour 1 vous n’aurez qu’une carte invoquée et que tour 10, ça devient une prise de tête pour vous assurer de mettre en place des combinaisons en cascade. Et ça marche très bien, de sorte qu’il est assez rare d’avoir une vision sur le vainqueur avant le dernier tour.

Zoom sur les cartes du jeu

Le jeu de base propose un set de 70 cartes différents, ce qui laisse de quoi faire quelques parties avant d’avoir testé toutes les possibilités de stratégie. Le côté très rejouable du jeu est donc vraiment sympa. De plus, l’équipe de Mandoo Games a fait un effort vraiment sympa sur la facilité de lecture des cartes. On ne galère pas à comprendre les effets et c’est même plutôt instinctif.

Cartes the Vale of Eternity
Certains designs sont très proches de Pokémon

Pour autant, j’ai trouvé, et c’est un avis personnel que je n’ai lu nul part ailleurs, que la DA (direction artistique) des cartes était vraiment trop proche de Pokémon. Les mécaniques du jeu étant déjà assez cousines, je ne suis pas fan de cet aspect, surtout au vu du potentiel.

Eat Zem All, l’invasion zombie commence

Vous aimez les jeux de société de zombies ? Alors vous êtes au bon endroit. Mais cette fois-ci, pas question de défoncer du croqueur à tout va et de tenter de survivre dans un monde hostile. Non, non. Dans Eat Zem All, le zombie c’est vous ! Vous allez devoir mettre en place votre stratégie pour réaliser un vrai festin. Et contrairement à ce que l’on pourrait penser, ici rien de coopératif. On ne croirait pas mais les mangeurs de chair ne sont pas trop copains. On vous propose donc notre test et avis de Eat Zem All pour vous aider à vous projeter. Alors go, on est parti.

Jeu Eat Zem All

Eat Zem All vous propose un jeu de société compétitif dans lequel chaque joueur va avoir une “équipe” de zombie. Vous allez devoir la jouer fine pour envoyer vos créatures attaquer et manger autant d’humain que possible pour marquer des points de victoire. Voyons comment ça marche.

Comment jouer à Eat Zem All ?

Eat Zem All est bien un jeu compétitif qui va vous demander toute la stratégie dont vous êtes capable. Si le jeu est assez accessible au vu des règles, le thème en fait par défaut un jeu plutôt adulte qui pourra être joué autant par des débutants que par des joueurs confirmés.

Chacun son armée pis c’est tout ! 

Chaque joueur disposera donc de sa propre horde de zombie ainsi que de son deck. Vous pourrez les différencier par un système de couleur qui vous est propre. Pour commencer une partie, vous aurez un certain nombre de créatures à placer sur vos pierres tombales selon le nombre de joueurs. 

hordes de zombies
Les zombies en fonction des joueurs

La partie se déroule en deux phases de jeux biens spécifiques par tour qui sont l’attaque des zombies, puis la riposte des humains. Ce sera ensuite au joueur suivant de lancer son tour et ainsi de suite jusqu’à ce que tous les humains soient morts ou qu’ils aient fui le plateau de jeu.

C’est l’heure de la ripaille

Lors de votre tour, vous allez commencer par la phase d’attaque. Pour cela, vous devrez choisir une des cartes disponibles sur la piste attaque et la placer sur la pile des cartes actives.

Piste d'attaque dans Eat Zem All
La piste d’attaque avec la rivière à gauche et les cartes actives à droite

Lorsque vous avez fait cela, vous pouvez appliquer les effets de la carte choisie dans l’ordre en suivant les pictogrammes. Ils sont divisés en 2 parties, l’effet principal que tous les joueurs vont appliquer et l’effet bonus qui ne sera utilisé que par le joueur actif. Dans Eat Zem All, les actions sont les suivantes : 

  • Déplacer un zombie : Vous allez pouvoir déplacer un zombie sur une case adjacente. S’il y a un obstacle représenté par des pointillés, ce dernier va tomber (il devient rampant)
  • Redresser un zombie : Une action vous permet de faire se relever un zombie rampant. Les rampants ont ces spécificités de ne pouvoir ni bloquer un humain, ni passer d’obstacle.
  • Mordre un humain : Vous pouvez mordre un humain adjacent une fois par zombie et par tour. A noter que si vous êtes le 1er à mordre un humain, vous récupérez un jeton contamination qui le transformera en votre créature à sa mort.
  • La panique : Permet de coucher un humain qui devra se relever avant de pouvoir réaliser une action
  • Ajouter de nouveaux zombies sur le plateau
  • Ajouter l’une de vos cartes dans la défausse de la piste d’attaque
  • Muter : Vous piocher 2 cartes mutations pour n’en garder qu’1

Attention, les actions ci-dessus correspondent à des icônes sur vos cartes. Vous ne pourrez pas choisir entre elles. Seul déplacement / redresser / mordre est une seule et même icône qui vous permet de sélectionner ce que vous souhaitez faire.

La riposte à sonné

Vient ensuite l’activation des humains. Celle-ci se fait par un système d’intelligence artificielle (non, non, je vous vois venir, pas d’application ici). Le joueur dont c’est le tour va piocher 3 cartes humains et appliquera leurs effets l’un après l’autre. Les effets sont prédéfinis : 

Cartes humains Eat Zem All
Cartes humain qui se gèrent seule. A chaque partie vous ajouterez un « trait » pour apporter un bonus

Si certaines actions ne sont pas possibles, vous aurez toujours une autre possibilité. Si vous piocher une carte d’un humain qui n’est plus disponible, vous pourrez blesser un zombie proche d’un autre humain ou en relever un effrayé. Comme pour les actions des créatures, celles des survivants sont décrites par une iconographie simple : 

  • Déplacement
  • Attaque
  • Tuer un zombie directement

Les déplacements s’effectuent en groupe et selon un tracé déjà prédéfini. Ce qui est notamment important dans le cimetière (et oui, il y a différents plateaux 😍). Car vous n’aurez pas de choix à réaliser et l’équipe va se diviser selon les routes. Dernière info, un mouvement ne peut se faire si un zombie debout coupe la route. Dans ce cas, c’est la bagarre !

La fin est proche

Au fur et à mesure de la partie, vous allez blesser, voire tuer les humains qui tentent de vous échapper. Si vous assénez le coup de grâce à un survivant, vous récupérez sa tuile trait et appliquez un effet bonus. Et si vous avez assénez plus de coups que les autres à ce personnage, vous récupérez sa tuile. Elle vous donnera des points de victoire.

Le décompte des points est assez simple. Vous allez cumuler vos jetons blessures effectués, vos points sur les cartes personnages récupérés ainsi que ceux des jetons trait des personnages. Le joueur avec le plus de points remporte la partie.

La piste d’attaque, une mécanique stratégique

En début de partie, la rivière (les cartes présentes dans la piste d’attaque) est remplie au hasard en piochant des cartes. Seulement, au fur et à mesure de la partie, vous allez pouvoir intégrer vos propres cartes dans la pile active, de sorte que vous ayez un jeu à récupérer qui vous arrange. Cela limite la partie hasard du jeu et permet de réfléchir à des stratégies pour les tours suivant avec une très légère dose de deckbuilding.

Les cartes mutation, des bonus pour vous rassasier

En début de tour, tous les joueurs vont piocher 2 cartes mutations pour n’en garder qu’une. Ces dernières vous octroient des bonus unique ou permanent à utiliser à bon escient. Un moyen de venir rajouter encore un peu de stratégie en vous imposant une bonne utilisation de ces dernières.

Cartes mutations Eat Zem All
Les cartes mutations vous offrent des bonus à utiliser avec parcimonie

2 plateaux de jeu pour des versions bien différentes

L’une des forces de Eat Zem All, au-delà de sont gameplay, réside dans le fait de proposer deux plateaux de jeu totalement différents. C’est très simple mais cela propose des parties avec des mécaniques stratégiques qui ne sont pas les mêmes et ça facilite la rejouabilité. 

D’un côté vous aurez le cimetière, une zone d’où les humains vont tenter de s’échapper au travers d’un parcours préétabli. Et de l’autre, vous pourrez jouer dans la maison, qui s’apparente plus à un tower défense dans lequel vous êtes l’assaillant.

Spark Riders 3000, En route vers l’infini et au-delà

Après Erune, la team d’Arkadia Studio revient avec un nouveau jeu coopératif avec application, à savoir Spark Riders 3000. Si le genre hybride fait beaucoup discuter (entre aficionados et anti-application), il est indéniable que la proposition est plus qu’intéressante. On vous propose donc de grimper avec nous dans le Spark pour le test et notre avis complet. A vos mobiles, prenez place et laissez vous guider par Iris. C’est parti pour un voyage intergalactique qui s’annonce palpitant.

Spark Riders 3000

Un point sur les jeux hybrides

Spark Riders 3000 entre dans le cercle fermé des jeux de société coopératif dit hybrides. Comme ça ne parle pas forcément à tout le monde, faisons le point dessus. Il s’agit de jeux qui fonctionnent avec une application. Dans notre cas, elle aura le rôle de maître du jeu et c’est elle qui va vous donner le cadre de la mission, les événements ainsi que les explications nécessaires en jeu. Iris est donc incontournable pour pouvoir avancer dans les scénarios. Attention, il ne s’agit pas d’une aide au jeu comme on peut en voir développer de temps en temps. Non, Iris est obligatoire et vous ne pourrez pas jouer sans télécharger l’application. Voilà, c’est dit, à vous de voir si c’est un blocage pour vous ou au contraire une innovation qui vous tente.

Comment jouer à Spark Riders 3000 ?

Entrons maintenant dans le vif du sujet. A savoir : que nous propose Spark Riders 3000 ? Le jeu fonctionne sous forme de scénario dans lesquels vous allez devoir atteindre une destination située à plusieurs milliers d’unités astronomiques (UA). Chaque mission est unique et l’objectif est annoncé au lancement de la partie par Iris. Pour y parvenir, vous disposez d’un vaisseau : le Spark.

Le Spark, protégez votre vaisseau durant le trajet

Quelque soit la mission en cours, le jeu se déroule dans le Spark. Votre vaisseau se décompose en 8 salles différentes qui sont : 

  • Le cockpit qui vous permet de prendre le contrôle du vaisseau afin de piloter à la place d’Iris
  • Le nexus où vous allez stocker les cristaux pour gagner des cartes “prosperity” ainsi que les composants qui vous donneront la possibilité de construire
  • A l’arrière vous retrouvez la salle des machines et la cale où se situent les propulseurs. Ces derniers ont des niveaux de puissance qui vous aide à voyager plus ou moins vite
  • Les autres salles sur les côtés sont l’observatoire, l’échangeur, l’armurerie et la passerelle. Celles-ci ont moins d’importance puisqu’elles peuvent être endommagées mais vous permettront de construire vos défenses.

Vient s’ajouter à cela la zone d’approche, une partie neutre d’où des vaisseaux peuvent arriver ainsi que les zones de combats à gauche et à droite.

Chaque salle dispose d’emplacement de blindage correspondant à votre niveau de défense de la pièce en question. Sur les salles en bordure du vaisseau vous avez aussi des emplacements de construction pour mettre en place des tourelles de combat ou un générateur de champ de force.

Zones du Spark
Les différentes zones du Spark

Vous commencez à comprendre assez aisément de quoi il s’agit. Avec les différents membres d’équipages, vous allez devoir gérer les aléas du scénario (problèmes techniques, attaque, pluie de météores) en faisant des choix avant que votre vaisseau soit trop endommagé.

Iris, l’IA la plus intelligente du monde (enfin c’est eux qui le disent)

Comme il s’agit d’un jeu hybride, parlons un peu de l’application. Iris aura le rôle de maître du jeu. C’est elle qui va vous accompagner tout au long de votre partie en vous faisant le topo et en vous donnant toutes les informations clés au fur et à mesure. Voici comment elle se présente.

Application Iris Spark Riders 3000
Vision de ce que propose Iris pour vous accompagner

Vous y retrouverez en temps réel la vitesse du Spark, l’environnement spatial actuel, l’état actuel de l’environnement du vaisseau (salles, zone de combat,…), les événements ainsi que la zone de dialogue.

En soit, la plateforme est claire, simple d’utilisation et vous permet une gestion très accessible de votre vaisseau. C’est l’un des points forts du jeu qui vous aide vraiment à avoir une vision d’ensemble constante et facilite vos parties.

Les phases de jeu dans Spark Riders 3000

Un tour de jeu fonctionne en deux phases. Une phase aliens et une autre pour les membres d’équipage. 

Dans un premier temps, la phase alien va être gérée par Iris, qui va vous donner les approches, les déplacements ainsi que les tirs aliens. 

  • L’approche consiste à vous dire les vaisseaux qui arrivent dans votre sillage. Vous aurez des informations sur le type d’ennemi (…), ces armes (canons et lasers) ainsi que son blindage (champ de force et blindage).
  • Les déplacements, quant à eux, vont faire bouger les ennemis de la zone d’approche vers les zones de combat. Mais Iris gère aussi les mouvements de gauche à droite du Spark
  • Bien entendu, vos adversaires vont vous tirer dessus. Depuis chaque zone ils peuvent atteindre l’une des 3 parties de votre bâtiment puis le centre une fois les parties avant détruites. Vous devez les en empêcher à tout prix !

Vient ensuite la phase des membres d’équipages. Durant celle-ci, chaque joueur va pouvoir réaliser un déplacement, une action (pilotage, tir ou bricolage) ainsi qu’un coup de main. Ce qui est intéressant, c’est la programmation que vous allez devoir mettre en place. Car tous les joueurs jouent en même temps et dans l’ordre que vous le souhaitez. Il y a donc des combos à mettre en place pour plus de résultat. Les actions des membres d’équipages fonctionnent comme cela : 

  • Le déplacement : un joueur peut se déplacer de 1 à 3 salles reliées par des sas ouverts. Cela va permettre à l’équipe de mettre en place une stratégie dans l’ensemble du Spark.
  • Les actions : Il existe 3 actions différentes (piloter, tirer, bricoler). Piloter vous permet de mettre la gomme et de foncer sur les troupes ennemies, tirer, de viser des vaisseaux aliens lorsque vous êtes prêt d’une tourelle et le bricolage de réparer le Spark et de le faire évoluer.
  • Les coups de main : Pour aider vos copains, vous allez pouvoir leur donner des coups de main. Il s’agit d’un jeton que vous pouvez passer à un joueur lors d’une de ses actions. Votre carte personnage indique 3 niveaux d’aides que vous allez avoir l’occasion de lui fournir.

Voilà, rien de plus complexe. Chaque action va fonctionner avec un système de lancer de dés auquel vous allez pouvoir ajouter les coups de main ainsi que vos cartes Prosperity pour réussir vos tentatives. Ok mais c’est quoi ces cartes ?

Cristaux et cartes Prosperity pour provoquer votre chance

Lorsque vous faites des actions, vous pouvez obtenir des symboles cristaux sur vos dés. Cela vous permet d’en récupérer et de les emmagasiner dans le distributeur au centre du Nexus. Une fois remplis, les joueurs vont pouvoir piocher une carte Prosperity.

Cartes Prosperity Spark Riders 3000
Exemples de cartes Prosperity

Les objets et équipements vont vous donner des avantages et bonus pour atteindre vos objectifs dans les meilleures conditions.

Des membres d’équipages aux compétences spécifiques

Comme tout bon jeu coopératif, Spark Riders 3000 propose des personnages aux compétences spécifiques. Chaque joueur devra en sélectionner un en début d’aventure. En fonction de vos choix, vous allez opter pour des stratégies différentes. Vous aurez le choix entre Alex le bricolo de l’équipe, Igor pilote avant tout, Nova la tireuse d’élite, Owen qui ne laisse pas passer un cristal et Xenn qui se déplace à la vitesse de la lumière. De quoi permettre des combinaisons différentes et une certaine rejouabilité dans l’aventure.

Exemple d’Alex, l’un des personnages

Redwood, devenez le plus grand photographe

Dans Redwood, vous incarnez des amoureux de la nature qui vont parcourir la forêt en quête de la plus belle photo à réaliser. Vous allez devoir faire preuve de stratégie afin de réussir des déplacements intelligents pour prendre les plus beaux panoramas et réussir à photographier la faune et la flore locales. Déplacement et collection sont au rendez-vous de ce nouveau test dans un jeu à l’illustration magnifique qui saura ravir toute la famille.

Jeu Redwood

Vous pourrez le remarquer dès la prise en main de la boîte de jeu mais Redwood est un jeu de société à la direction artistique magnifique. Si le thème de la nature séduit facilement, il n’est pas pour autant simpliste dans son approche et propose un jeu innovant et plaisant. Montrer votre passion et votre détermination nécessitera une petite dose de stratégie et de faire les bons choix aux bons moments tout en sachant vous projeter vers votre futur cliché. Mais découvrons ensemble ce que propose le jeu.

Comment jouer à Redwood ?

Si les thèmes de la nature et de la photographie sont omniprésents, les mécaniques de jeu tournent plus autour de l’anticipation, du déplacement et de la collection. Car vous allez devoir prendre des clichés pour marquer un maximum de points de victoire.

L’objectif de Redwood

Lorsque l’on parle d’objectif dans Redwood, on parle bien entendu de but du jeu et non d’appareil photo (désolé pour celle-ci 🤣). Le but sera de récupérer un maximum de points de victoire en réalisant des photos. Mais pas n’importe lesquelles. Vous allez devoir grâce à vos déplacements et votre anticipation prendre en photo la faune et la flore locale ainsi que récupérer certains panoramas sur le plateau de jeu. Ce qui nous amène à l’explication de la zone de jeu.

Un plateau central et des plateaux personnels

Redwood fonctionne avec un plateau central qui concentre la majeure partie du gameplay ainsi que des plateaux personnels pour récupérer les éléments ainsi que vos points.

Plateau de jeu Redwood
Le plateau de jeu de Redwood

Dans la forêt, vous retrouvez un plateau divisé en en 5 panoramas différents (représenté par les couleurs et les cartes). C’est dans cet environnement que vous allez devoir déplacer votre personnage pour prendre en photo les animaux et la végétation. Ok mais comment ça marche ?

La mécanique de jeu basé sur des gabarits

On y vient, ne soyez pas impatient. Tout le système de jeu se base sur l’utilisation de gabarits. Pour faire simple, des animaux sont placés sur le plateau central. Vous allez déplacer vos personnages en choisissant un gabarit en plastique parmi plusieurs (choix que vous devrez faire sans pouvoir toucher le gabarit). Un fois votre choix fait, vous allez le clipser à votre figurine de départ pour ensuite arriver au bout du gabarit dans la direction de votre choix. Comme une image vaut mille mots, voici le concept illustré.

Ici le déplacement d’un photographe avec une figurine avant et une après

Anticipation, choix et prise de vue, un tour de jeu simple et efficace

Redwood fonctionne donc en 5 manches durant lesquelles les joueurs vont pouvoir réaliser un tour chacun. Le tour se compose du choix des gabarits de déplacement et de prise de vue, du déplacement en question ainsi que de la prise de vue associée. 

Lorsque vous réalisez votre photographie, vous pouvez récupérer tous les jetons que vous recouvrez totalement. Vous comprenez mieux pourquoi je parle d’anticipation comme mécanique. Car avant de faire vos choix, vous devez imaginer où vous allez arriver pour prendre la plus belle photo (et surtout celle qui rapporte le plus de points).

Prise de vue dans Redwood
La prise de vue avec un gabarit spécifique pour récupérer les jetons

L’anticipation ne s’arrête pas là. Car nous avons vu que le plateau se compose de zones différentes. Lorsque vous prenez une photo, vous allez récupérer la carte panorama associée à la zone ou vous vous trouvez. Vous la placerez alors sur votre plateau personnel et allez pouvoir y intégrer les jetons de faune et de flore que vous avez photographiés pour marquer des points supplémentaires.

Votre frise personnelle avec les cartes panoramas

Vous allez ainsi enchaîner les tours et à l’issue des 5 manches, vous pourrez compter les points.

Le comptage des points en fonction de vos photos

Pour remporter la partie dans Redwood, vous devrez marquer un maximum de points de victoire. Rien de très original à cela. L’idée est que tout compte ici. Vous allez donc devoir être malin pour enchaîner les points. Vous allez marquer en fonction : 

Bref, lorsque vous allez vous positionner sur la carte du jeu, il faudra bien prendre en compte tous ses éléments pour réaliser le meilleur score de la partie.

Des modes experts et solos pour les photographes en herbe

Pour ceux qui souhaitent ajouter de la difficulté à la partie, vous pouvez jouer avec des cartes panorama experts. Elles vont ajouter des contraintes de pose ainsi qu’un système de comptage de point différent.

Un mode solo existe aussi avec notamment 4 campagnes. Vous aurez ainsi un scénario à suivre avec des mises en place prédéfinie pour que la partie soit plus agréable lorsque l’on joue seul.

Siège de Valeria un jeu solo pas si simple

La gamme de jeu des Valeria s’étoffe encore un peu. L’univers revient donc pour vous proposer un jeu de société aux mécaniques totalement différentes avec Siège de Valeria. Un jeu solo de tower defense qui vous demandera toute la réflexion dont vous êtes capable pour réussir à repousser les hordes de monstres qui affluent devant vos barrières. On vous propose ici le test et on vous donne notre avis sur un jeu ambitieux qui nous hype bien.

Jeu Siège de Valéria

Siège de Valéria, un jeu aux mécaniques diverses qui va vous donner du fil à retordre (et tant mieux. Si le jeu est clairement un tower défense, c’est aussi un jeu de gestion de main, de gestion de dés et surtout de combinaison. Cette dernière mécanique est au cœur de la stratégie que vous allez devoir mettre en place. Mais trêve de blabla et passons au cœur de l’action.

Défendez vos remparts face aux hordes de monstre

Le jeu fonctionne très simplement avec un système de rempart que vous allez devoir protéger des attaques des monstres. Pour cela, vous aurez un plateau qui reprend la ville et ses défenses et face à elle 5 lignes et 5 colonnes qui représente la horde : 

La mise en place d’une partie de Siège de Valéria

Vous l’aurez compris, les créatures proches de vos remparts sont celles qui vont vous attaquer et que vous allez devoir combattre tandis que celles à l’arrière vont venir compenser lorsque vous aurez vaincu une troupe. Oui, seulement, vous avez différentes troupes et elles n’ont pas toutes les mêmes capacités.

Les cartes monstres

Les cartes monstres sont assez simples à comprendre. Vous y retrouverez les informations suivantes : 

Les cartes monstres dans Siège de Valéria

Les engins de siège ont, quant à eux, une iconographie un peu différente puisque vous retrouvez sur le côté gauche de la carte les lignes à partir desquelles ils pourront vous attaquer. Mais pour bien comprendre cette partie, nous allons vous expliquer les tours de jeu.

Le déroulement du tour de jeu

Le tour de jeu dans Siège de Valeria se déroule toujours de la même façon. En soi les étapes sont très simples à comprendre et tout l’intérêt du jeu va se focaliser sur les combinaisons à créer. C’est facile à prendre en main et c’est la stratégie qui va faire la différence. Voici les différentes étapes d’un tour de jeu : 

Vous allez ensuite recommencer sur le tour suivant en reprenant de l’étape 1. Le tout jusqu’à ce que vous ayez vaincu tous les engins de siège ou que la partie soit finie.

Le combat, tout l’intérêt de Siège de Valéria

Attardons nous un peu sur la phase d’attaque. Car c’est celle-ci qui va centraliser l’aspect stratégique du jeu. Vous allez devoir réaliser des combinaisons en cascade pour faire un maximum de valeur. Pour cela, chaque carte ennemie aura une valeur qui correspond au coût pour la vaincre. Pour les mages, il y aura une valeur en dés rouge et/ou bleu. Vous allez donc pouvoir assigner vos dés et les défausser lorsqu’ils seront utilisés.

Mais là où ça devient intéressant c’est qu’à chaque fois que vous allez vaincre un adversaire, sa carte va venir dans votre main pour vous donner un pouvoir. Ce bonus peut être utilisé quand vous le souhaitez. Cela pourra changer vos faces de dés, vous permettre d’en relancer un ou toute autre action inscrite. A vous de faire les bons choix !

Des héros à la rescousse

Les engins de siège sont, quant à eux, un peu différents. Vous ne pourrez pas les récupérer en tant que bonus. En revanche, à chaque fois que vous en vaincrez un, vous recruterez un héros qui va venir se mettre sur vos remparts dans la même ligne.

Les héros viennent aider votre ville à se défendre

Les héros disposent de capacités récurrentes qui sont différentes en fonction de celui que vous piochez. C’est une aide pour le reste de la partie qui vous permettra de combiner encore un peu plus avec vos actions de base.

Récupérer des points de vie pour vos remparts

Si nous n’avons pas encore parlé des conditions de victoire, vous vous doutez que les points de vie sont critiques. Pour faire simple, si vous laissez une brèche se créé dans vos remparts, c’est fin de chantier ! Et une brèche, c’est seulement 4 points de vie sur l’un des 6 emplacements de votre mur. Il va donc falloir être au taquet pour ne rien laisser passer. Vous avez aussi 3 façons de récupérer des points de vie afin d’affiner votre stratégie : 

Une condition de victoire pour 3 de défaites

Nous voilà aux conditions de victoire. En tant que tower défense, le but de Siège de Valéria reste assez simple à comprendre. Vous devrez empêcher les vagues d’ennemis de prendre la ville. Ok mais comment cela se définit dans le jeu ? C’est assez simple, pour gagner, vous allez devoir détruire tous les engins de siège, soit 13 cartes. C’est la seule façon de sauver votre ville.

En revanche, vous aurez 3 conditions de défaites. Déjà, nous en avons parlé plus haut, le fait d’avoir une brèche dans vos défenses (4 dégâts sur votre forteresse). Mais pas seulement. Vous aurez aussi perdu la partie si vous n’avez plus de cartes créatures à placer sur le terrain (ce qui créé une notion de timing) ainsi que si un engin de siège arrive sur la dernière case face à votre forteresse. 

Siège de Valéria est donc un jeu solo complexe ou vous allez plus souvent perdre que gagner. Et c’est tant mieux car s’il n’y a pas de challenge, ce genre de jeu n’a que très peu d’intérêt.

Une campagne solo pour aller plus loin

Siège de Valéria est fourni avec une extension intégrée. Celle-ci vous donne accès à de nouvelles cartes : Duc, boss et créatures plus puissantes. Ces dernières vont venir encore complexifier un peu vos parties. Mais c’est surtout le mode campagne qui est intéressant puisqu’il vous donne accès à un système de 3 parties en version legacy. Chaque bataille aura un impact sur la suivante.

From the Moon, partez à la conquête de la galaxie

Houston nous avons un big problème ! Dans From the Moon, la terre a utilisé toutes les ressources de la planète et part sur la Lune pour préparer 3 missions. Vous allez incarner une coalition qui va aider à mettre en place le décollage des navettes vers les astres d’Europe, de Titan et de Mars. L’objectif pour vous sera de réaliser des hauts faits et de mettre en valeur votre faction. Facile ? Et bien pas si sûr devant le volume de détails et de jetons que propose le jeu. Prêt à décoller ? Montez à bord, on vous explique tout.

Jeu From the Moon

From the Moon, un jeu aux mécaniques complexes

From the Moon fait partie de ses jeux de société experts aux mécaniques simples mais aux multitudes de stratégie à mettre en place. Ici, on parle principalement de placement d’ouvriers et gestion de ressources (avec une petite pointe d’asymétrie). Le jeu se déroule joueurs après joueurs jusqu’à ce qu’une des conditions de victoire soit atteinte. A savoir faire décoller les 3 vaisseaux ou que l’un des joueurs atteigne la fin de la piste déroulement. A ce moment là, vous pourrez compter les points de victoire. Ok, mais comment on fait tout ça ? On vous explique !

Comment jouer à From the Moon ?

Pour vous aider à vous projeter dans le jeu, voici une petite explication de comment se déroule une partie et des mécaniques que vous allez devoir mettre en place pour réussir à devenir la faction qui aura réalisé le plus de hauts faits et qui aura su être décisive pour le décollage des 3 navettes.

Des factions asymétriques pour lancer la partie

Pour commencer votre partie, vous allez pouvoir choisir une faction parmi les 8 proposées . Celles-ci sont asymétriques et vous donneront un pouvoir spécial, une condition de départ spécifique ainsi qu’un bâtiment qui lui est dédié. On retrouvera les 👍

  • Les pioneers qui incitent à faire des choses en 1er
  • Les architects qui poussent à construire des bâtiments
  • Les cyborgs qui n’ont pas besoin de nourriture
  • Les biofarmers qui développent les serres
  • Les workers qui génèrent des ressources plus facilement
  • Les survivors qui transforment les ressources plus facilement
  • Les unifiers qui incitent au recrutement
  • Les netrunners aux bonus plus spécifiques

Si l’asymétrie des factions ne change pas fondamentalement le style de jeu, elle permet cependant de vous aider dans le sens de votre stratégie.

Factions From the Moon
8 factions, 8 pouvoirs différents pour commencer vos parties

Un plateau de jeu pour expert !

Avant de vous expliquer les actions qui sont au cœur des mécaniques, il est important de comprendre comment fonctionnent le plateau et les jetons, car toute la complexité du jeu réside ici. Il faut donc que nous vous expliquions rapidement les ressources, le plateau et les jetons.

From the Moon tourne autour de nombreuses ressources que vous devrez gérer. Vous aurez du polymère, du métal, de l’eau et de la nourriture que vous allez devoir créer et de l’énergie que vous allez gérer. Toutes vos actions auront pour conséquence de tourner autour de la récupération et la dépense de ses ressources.

Le plateau de jeu va fonctionner en 3 zones distinctes qui sont le plateau personnel (celui de votre faction), le plateau principal qui donne accès à toutes les zones de jeu et la partie des navettes.

Iconographie du plateau de From the Moon
L’iconographie sur le plateau de jeu est partout

La mécanique qui rend From the Moon expert, c’est clairement l’iconographie du jeu et les multitudes de conséquences en cascade après chaque action. Il suffit de regarder le plateau pour comprendre que chaque élément va vous permettre de récupérer telle ou telle ressource. Vous allez créer des moteurs sur chaque type d’action qui sont assez complexes à analyser. On est donc clairement ici dans un jeu facile à comprendre mais très difficile à maîtriser tellement le choix des possibles est vaste.

Si vous n’avez pas fuit à ce stade, alors vous êtes fait pour vous entendre avec From the Moon. Car pour le reste, ce n’est que du plaisir !

Les actions de jeu, simple et efficace ?

Comme nous vous le disions, le système de jeu reste assez compréhensif. Chaque joueur va réaliser une action parmi 6 puis ce sera au suivant et ainsi de suite jusqu’à atteindre les conditions de victoire. 

  • Envoyer un de ses rovers sur une tuile terrain va vous permettre de le faire aller sur la surface de la lune pour travailler. Cela va lui permettre de récupérer des ressources ou d’activer un bâtiment neutre. Mais attention, un rover dispose de 3 membres d’équipages qui auront leurs propres capacités en selon leur couleur ou leur expertise. A vous de faire les faire concorder avec les zones de la lune à explorer.
  • Développer ses serres pour pouvoir créer de la nourriture. A chaque cycle, 2 serres arrivent en provenance de la terre et vous pouvez payer pour en récupérer 1 ou pour en améliorer une. C’est une action cruciale puisqu’il faudra nourrir votre équipage dans le temps sous peine d’avoir des malus.
  • Développer son équipage va vous permettre de crafter vos astronautes pour les placer dans vos rovers. Comme nous l’avons dit, vous allez pouvoir payer de l’énergie soit pour recruter un astronaute, soit former un spécialiste qui fera 2 actions par la suite. On est ici dans une stratégie de créer l’équipage le plus proche de votre stratégie.
  • Construire un bâtiment présent dans votre plateau personnel. Payer pour placer des bâtiments sur la face de la lune va vous permettre de récupérer des ressources récurrentes, mais aussi d’activer les bâtiments neutres de la zone ou vous vous positionner. Construire en ligne vous aide aussi à marquer des points de victoire à chaque cycle. Il existe différents types de bâtiments à construire pour vous aider soit à gérer des ressources, soit à scorer, soit à amplifier vos pouvoirs de faction.
  • Développer sa recherche en construisant une fondation et des laboratoires. En développant votre niveau de recherche, vous allez créer des moteurs qui vous permettent de récupérer des bonus en cascade en fonction de votre niveau.
  • Regrouper ses rovers pour gagner des revenus est une action spécifique. Elle ne peut être réalisée qu’en fin de cycle lorsque vos 3 rovers sont sur la surface lunaire. Vous allez rapatrier vos rovers mais aussi récupérer toutes vos ressources et nourrir vos astronautes.

En soit, From the Moon propose 6 actions différentes avec une action par joueur tour à tour. Rien de si complexe ici. Mais j’insiste, ce que vous ne voyiez pas au travers de ces explications, c’est toutes les imbrications à chaque action et la stratégie à mettre en place. Il faut donc être un joueur qui n’a pas peur de ce type de jeu pour vous lancer.

Les agréments, une mécanique complémentaire

Vous vous êtes peut-être fait la réflexion mais l’une des conditions de victoire consiste à faire partir les 3 navettes et elles ne sont mentionnées nulle part dans les actions. Pas de panique, on y arrive.

Lorsque vous allez envoyer vos rovers sur la surface de la lune, certaines cases disposent d’agréments. Il s’agit de jetons de couleur (rouge, blanc ou jaune) qui correspondent à celles des navettes. En les récupérant, vous allez pouvoir aller construire une partie en payant le coût indiqué.

Navettes From the Moon
Les 3 navettes que vous devrez faire décoller

Bien entendu, construire vous rapporte des bonus et points de victoire. Lorsque toute la navette est construite, elle décolle. A ce moment-là, le joueur possédant le plus de jetons de cette dernière devient le chef d’expédition. Il récupère un bonus complémentaire sous forme de point de victoire. Une mécanique de collection vient donc s’ajouter aux autres 🚀.

Un mode solo proche du multijoueur

From the Moon propose un mode solo. Si cela est de plus en plus présent sur les jeux de société expert, ici, il y a un intérêt particulier. Car la version solo permet de découvrir les mêmes mécaniques qu’en multijoueur et limite vraiment les spécificités liées à l’IA.

Wonderland’s War, une version sombre d’Alice au Pays des Merveilles

Si vous aimez l’univers d’Alice au Pays des Merveilles, Wonderland’s War vous en propose une version bien à lui. Car ici, nous sommes loin de la vision de Disney et de son environnement fantastique. Non, ici, c’est la bagarre ! Et que les choses soient claires, vous choisissez vos personnages pour aller à la guerre. Car la frivolité et la folie ont disparu pour laisser place à la colère et aux armes ! Attendu de longue date, je vous propose de voir ce que vous réserve le jeu de société Wonderland’s War. Sera-t-il à la hauteur des attentes qu’il suscite ?

Jeu Wonderland's War

Wonderland’s War un jeu de draft et de bagbuilding

Wonderland’s War vous propose un jeu un peu différent dans son approche. Car ici, vous allez jouer au travers de 2 phases bien distincte. Une première pour composer votre armée et l’envoyer dans les régions du Pays des Merveilles, et une seconde pour le déroulement de la guerre. Vous allez donc devoir faire preuve de stratégie et bien réfléchir car toutes vos actions ont des conséquences en bien et en mal !

Le choix de votre personnage une base importante pour commencer

Dans Wonderland’s War, vous incarnez un personnage du monde d’Alice au Pays des Merveille. Pour être plus précis, vous choisissez une faction représentée par un chef. Le choix de ce personnage n’est pas anodin car il vous donnera accès à certains pouvoirs et donc à une stratégie spécifique. C’est aussi votre général qui boira le thé en phase 1 du jeu et qui ira sur une zone pour lancer les combats. Vous aurez le choix entre des noms biens connus évidemment : 

  • Le Jabberwocky : il dépose des poisons sur les cartes que vous pourrez piocher en 1ère phase.
  • Le Chapelier fou : Il peut remplir les espaces vides autour de la table avec de nouvelle carte et en piocher une sans se déplacer.
  • La Reine de Coeur : Elle peut placer les partisans qu’elle recrute sur différentes régions pour la phase 2.
  • Alice : Alice se déplace dans le sens inverse des autres joueurs pour récupérer ses cartes lors de la phase de thé.
  • Le Chat de Cheshire : En fonction des résultats du dé d’éclats, le chat de Cheshire peut donner des éclats folies qu’il reçoit à un autre joueur.
Héros Wonderland's War
Les 5 héros de base que vous pourrez choisir

Si a ce stade il est difficile pour vous de comprendre l’impact sur la partie, vous pouvez cependant bien comprendre que les stratégies vont beaucoup tourner autour des capacités de chaque héros. Ce qui nous importe maintenant, ce sont les phases de jeux.

Un jeu en deux phases totalement différentes

Wonderland’s War va se dérouler en 2 phases de jeu qui n’ont rien à voir l’une avec l’autre. La phase de thé qui vous permettra d’anticiper et mettre en place votre stratégie pour les combats et la phase de guerre. Inutile de vous expliquer en quoi elle consiste !

La phase de thé, vous reprendrez bien une tasse ?

La phase de thé se déroule autour de la table centrale du plateau de jeu, chez le Chapelier fou. Les chefs vont devoir préparer la guerre en faisant le tour de la table pour récupérer des cartes et donc des avantages. Vous aurez ici deux objectifs principaux, à savoir : 

  • Placer les unités dans les régions où vous souhaitez combattre lors de la 2ème phase
  • Récupérer des cartes Pays des Merveilles et des jetons alliés qui rejoindront votre cause

Vous allez donc, chacun votre tour, vous déplacer autour de la table pour récupérer une carte et appliquer ces effets, le tout jusqu’à ce que tous les chefs aient obtenu 4 cartes. Si vous obtenez un soutien, vous le mettez dans votre sac, si vous avez des unités vous les placez dans les régions. 

Seulement attention à votre stratégie. Car a chaque fois que vous passez en bout de table, vous récupérez des jetons folies qui iront eux aussi dans votre sac. C’est là qu’intervient la mécanique de “bagbuilding”. Vous l’aurez compris, vous irez par la suite piocher dans se sac. De plus, les régions ou vous souhaitez combattre doivent avoir obligatoirement des unités. Il faut donc bien anticiper la phase de guerre. En fin de phase, vous allez pouvoir placer votre chef dans l’une des régions pour commencer… La guerre !

La phase de guerre, préparez vous au combat

Durant la phase de guerre, vous allez devoir résoudre les combats région par région. Pour pouvoir combattre, une faction doit avoir au minimum une unité dans cette région. Les combats se gèrent en analysant la force de chaque faction sur l’emplacement et en allant piocher des jetons dans votre sac au fur et à mesure pour l’augmenter. En fonction des jetons vous pouvez bénéficier de bonus ou piocher des jetons folies qui vont vous obliger à défausser des unités.

Lorsqu’un joueur remporte un combat, il va pouvoir placer un château qui lui donnera un bonus de force de 2 pour la manche suivante. Résolvez ainsi tous les combats par régions avant de retourner boire le thé pour la manche suivante.

Résolution des combats
La résolution de vos 1er combats peut rebuter mais pas de panique, c’est plus simple qu’il n’y parait

Forgez votre destin !

Les 2 phases présentez vont en réalité un peu plus loin et sont corrélés entre elles. J’ai simplifier l’explication pour que vous puissiez vous projeter plus facilement mais on reste dans un jeu pour joueurs initiés. Lors de la phase de guerre, vous pourrez par exemple lancer des paris ou encore forger pour obtenir des bonus complémentaires.

Ce qui est important dans Wonderland’s War, c’est avant tout de comprendre la relation entre les deux phases car vous allez les jouers durant 3 manches. Vous avez donc parfois intérêt à laisser filer un combat pour y revenir au moment opportun. A vous d’être stratégique et de choisir vos actions en fonction de vos quêtes et de votre sac.

Wonderland’s War, un jeu de quête

L’objectif d’une partie est de marquer un maximum de point de victoire et ainsi prendre la tête du Pays des Merveilles. Vous allez donc devoir résoudre des quêtes que vous avez au fur et à mesure. Ce système de quête vous impose donc certains choix, notamment dans les combats que vous allez mener. Ils seront parfois perdus d’avance mais correspondent à des objectifs que vous devez réaliser pour cette manche. Wonderland’s War ne se base donc pas uniquement sur le principe de guerre et de victoire.

Recrutement et rejouabilité, des mécaniques complémentaires

Wonderland’s War est aussi un jeu de recrutement. Durant la phase de thé, vous allez pouvoir piocher des cartes Pays des Merveilles et alliés. Dans celles-ci vous retrouverez des habitants, on pourrait parler de sous-chefs qui vont combattre à vos côtés, ainsi que des alliées. Ces jetons ont été pensés pour vous donner des bonus spécifiques. L’idée cool est que chaque jeton a en réalité 4 paquets différents pour avoir des synergies bien différentes. Une façon de créer une forme de rejouabilité simple et efficace.

Cartes alliées Wonderland's Land
Les cartes alliées selon leur lettre

L’intelligence artificielle pour les parties à 2

Vous l’aurez peut-être remarqué, le jeu se joue de 2 à 5. On pourrait se poser la question de la stratégie a 2 joueurs puisqu’en réalité cela risque de créer des parties sans combat en fonction des objectifs. Pour pallier à cela, les parties à 2 se jouent en réalité avec une intelligence artificielle qui va faire office de 3ème joueur et va combler le vide. Cela créé un ensemble plus intéressant.