Chaque année, le Shogun fête son anniversaire. Et dans le village, c’est tout sauf une fête pour vous.Vous avez 12 jours pour faire bonne figure, mobiliser vos artisans, fabriquer des offrandes à livrer au palais… tout ça pour récolter quelques faveurs. Rien ne sera donné. Pas même les cartes que vous filez à votre voisin.
Arigatō, c’est un jeu de draft, de construction de tableau et de gestion (avec un brin de course aux objectifs). On a pris le temps de le passer au crible pour voir si cette offrande mérite vraiment votre attention.

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La fiche du jeu
| Thème | Japon |
| Mécaniques | Cartes, draft |
| Niveau | Débutant |
| Nombre de joueurs | 1 à 5 joueurs |
| Éditeur | Ludonaute |
| Auteur(s) | Florian Sirieix, Mélodye Ladrat |
| Illustrateur(s) | Thomas Brotons |
Dans Arigatō, vous êtes à la tête d’un village prêt à tout pour impressionner le Shogun à l’approche de son anniversaire. En 12 tours, vous allez organiser vos artisans pour récupérer des ressources, fabriquer des objets, et surtout préparer des offrandes à envoyer au palais.
Tout passe par un système de draft, de placement de cartes dans un village limité à 4 emplacements, et de décisions parfois assez tordues : donner, garder, défausser ? En face, vos adversaires font pareil. L’ambiance reste calme, le cerveau un peu moins.
Comment jouer à Arigatō ?
Arigatō se joue en 12 tours. Chaque tour représente une journée de préparation avant la grande cérémonie. Ces journées suivent toujours le même rythme : un réveil matinal (l’Aube), une grosse session de boulot (la Journée) et une petite vérification finale (le Crépuscule). Chaque phase est jouée en simultané, donc il n’y a pas vraiment de temps mort. On commence ici par la phase de l’Aube, où tout se joue dans votre main.
L’aube, choisir qui fait quoi
À chaque début de tour, vous avez 5 cartes Artisan en main. Ces cartes représentent vos ouvriers du jour, chacun spécialisé dans un domaine (sculpture, forge, botanique, origami ou artifice). Vous devez leur assigner un rôle, discrètement :
- 1 Artisan résident : celui qui ira s’installer dans votre village, sur l’un des 4 emplacements disponibles. Il pourra vous aider sur plusieurs tours si vous le gardez.
- 2 Artisans fabricants : ils partent directement à l’usine (façon de parler). Vous les défausserez ensuite pour récupérer les ressources associées.
- 2 Artisans voyageurs : vous les passez à votre voisin de gauche, face cachée. Il les recevra au prochain tour.
Pas de pause, il faut faire tout ça à chaque tour. Et si tous vos emplacements sont déjà pris ? Il faudra virer un Artisan résident en libérant une place. Si l’artisan expulsé avait une offrande prête, il est envoyé au palais et ses faveurs seront comptées en fin de partie. Sinon, il part à la défausse, sans gloire. Une fois que tout le monde a réparti ses cartes, on passe à la journée.
La journée : fabriquer, déclencher, optimiser
Durant cette phase, tout s’enchaîne dans votre village. Vous commencez par défausser vos deux artisans fabricants pour récupérer les ressources indiquées. Ces ressources vont dans votre stock personnel, limité à sept en fin de tour. Ensuite, les effets de vos résidents s’activent si les conditions sont réunies. Certains vont produire des faveurs, d’autres des ressources supplémentaires, voire modifier vos prochaines actions.
C’est aussi le bon moment pour préparer une offrande. Si vous avez les objets demandés par un artisan résident, vous pouvez les défausser tous en une seule fois et poser un jeton offrande sur sa carte. Et si vous le souhaitez, vous pouvez envoyer cet artisan au palais. Il quittera votre village, mais vous rapportera ses faveurs en fin de partie. En bonus, certaines cartes déclenchent un effet au moment de ce départ. Tout ça vous demande un peu d’anticipation, car les places sont limitées et chaque action compte.
Le crépuscule, objectifs et ménage
Une fois la journée terminée, on vérifie si certains effets de fin de tour se déclenchent. C’est souvent le cas si vous avez des artisans avec une petite icône en forme de cloche sur leur carte. Ces effets peuvent vous faire gagner des faveurs ou des objets supplémentaires, selon ce que vous avez accompli. Ensuite, on regarde si l’objectif du jour est rempli. Chaque tour a un objectif différent, visible dès le début de la partie. Si vous le remplissez, vous prenez un jeton Objectif, qui rapportera des points à la fin. Enfin, jetez un œil à votre stock de ressources. Si vous dépassez les 7 objets, il faudra en défausser. Et c’est reparti pour un tour.
Fin de partie et score
Après le douzième tour, on passe au décompte final. Commencez par additionner toutes les faveurs récupérées en cours de partie grâce aux effets de vos cartes. Comptez celles indiquées sur les artisans que vous avez envoyés au palais, placés sous votre plateau. Enfin, regardez combien de jetons Objectif vous avez.
Un petit tableau vous indiquera combien de faveurs ils valent selon leur nombre. Et c’est tout. Celui ou celle avec le plus de faveurs gagne. En cas d’égalité, la victoire est partagée. À noter : les cartes encore présentes dans votre village et les ressources restantes ne valent rien.
Les extensions de Arigatō
Pour le moment, Arigatō ne dispose d’aucune extension.
Notre avis sur Arigatō
Arigatō a un truc assez clair : il paraît simple au départ, mais dès le premier tour, on comprend que chaque carte va vous faire cogiter. Ce n’est pas un jeu où on pose sans réfléchir. À chaque main, il faut choisir ce qu’on garde, ce qu’on défausse, ce qu’on passe à son voisin. Le cœur du jeu tourne bien, avec un enchaînement fluide des phases et un rythme qui ne s’essouffle pas.
L’interaction n’est pas directe, mais elle est bien là avec le système de draft. Côté sensations, il y a toujours cette envie d’optimiser son village, de faire mieux que le tour précédent, de déclencher une série d’effets bien placés. C’est plaisant sans être punitif.
La lecture des cartes peut bloquer un peu lors des premières parties. Certaines icônes ne sautent pas tout de suite aux yeux, mais on s’y fait assez vite avec une ou deux parties dans les jambes.
On sent que le jeu a été bien pensé pour tenir en 45 minutes sans que ça devienne répétitif. Et ça fonctionne quel que soit le nombre de joueurs, y compris en solo, qui tourne sans surcharge.
Les + du jeu
- Règles accessibles mais jeu bien cérébral
- Très bon rythme, pas de temps mort grâce au simultané
- Matériel clair et visuellement bien conçu
- Optimisation constante sur un espace restreint
- Fonctionne bien à toutes les configurations, même en solo
Les – du jeu
- Peu d’interaction directe, chacun joue surtout dans son coin
- Lecture des effets pas toujours intuitive au départ
- Pas d’extension ou de variante avancée pour l’instant
Les ressources à télécharger pour Arigato
Retrouver ici les ressources pour le jeu. Cela pourra vous donner une idée de ce à quoi vous attendre avant de l’acheter.