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La fiche du jeu
| Thème | Animaux, médiéval |
| Mécaniques | Déplacement, Engine building, programmation |
| Niveau | Initié |
| Nombre de joueurs | 1 à 4 joueurs |
| Éditeur | Sorry we are French |
| Auteur(s) | Stefania Niccolini, Marco Canetta |
| Illustrateur(s) | David Sitbon |
Dans Kingdom Crossing, vous incarnez les conseillers de la reine Castorina. Votre but ? Organiser vos déplacements à travers les ponts du royaume, sans jamais passer deux fois au même endroit. Chaque manche, vous allez poser vos pattes sur les ponts, choisir des cartes aux effets variés et tenter de construire le moteur le plus cohérent possible. Le tout, dans une logique de contraintes et d’optimisation. Ce n’est pas un jeu de course, mais vous n’aurez clairement pas le temps de tout faire.
Comment jouer à Kingdom Crossing ?
Dans Kingdom Crossing, chaque décision est dictée par une contrainte très simple, vous ne pouvez pas repasser sur un pont déjà utilisé pendant la même manche. C’est tout bête, mais ça vous force à penser vos déplacements deux coups à l’avance. Chaque manche tourne autour de cette règle. Vous choisissez une action, vous vous déplacez, vous récupérez une carte, et ainsi de suite… jusqu’à ce que vous soyez coincé ou que la manche se termine.
Le but est d’enchaîner les actions de façon maligne, pour poser vos fameux jetons « papatte » sur un maximum de ponts tout en récupérant les cartes qui font avancer votre moteur de jeu. Ce moteur, vous allez le construire à base de ressources, de revenus, de cartes, de combos… mais chaque décision va dépendre d’où vous pouvez aller, et c’est là que tout se complique.
Les phases de jeu, matin, journée, soir
Chaque manche se découpe en trois temps, toujours dans le même ordre :
- Phase du matin : vous gagnez vos revenus (si vous avez des cartes qui en produisent), de nouveaux jetons oiseaux sont posés sur le plateau, et la Reine révèle une carte qui ajoute une règle spéciale pour la manche.
- Phase de la journée : c’est ici que vous jouez. À votre tour, vous choisissez une tuile action, vous vous déplacez, vous bloquez les ponts traversés avec vos jetons « papatte », puis vous achetez une carte sur l’île d’arrivée ou vous activez une action spéciale.
- Phase du soir : si vous finissez la manche sur une île où vous avez construit une maison, vous touchez un bonus. Ensuite, vous reprenez vos tuiles et vos jetons, et on passe à la manche suivante.
Les tuiles action, votre tableau de bord
Au début de chaque manche, vous avez 6 tuiles devant vous. À votre tour, vous en choisissez une. Elle indique le nombre de ponts à franchir (de 1 à 3), et parfois un petit bonus. Vous posez alors un jeton sur chaque pont traversé, en respectant une règle simple, vous ne pouvez jamais repasser sur un pont où vous avez déjà posé un jeton cette manche.
Certaines tuiles vous laissent aussi vous reposer. Au lieu de vous déplacer, vous les utilisez pour gagner un peu d’argent, ce qui peut être utile pour anticiper l’achat de certaines cartes. Ces tuiles sont améliorables. Certaines cartes du jeu vous permettent de remplacer vos tuiles par d’autres plus fortes, avec des bonus plus intéressants.
Les papattes, bloquer les ponts, gagner des points
Chaque fois que vous traversez un pont, vous y posez un jeton à votre couleur. Et si vous parvenez à poser les 7 dans une seule manche, vous gagnez 7 points. C’est beaucoup, et ce n’est pas évident à faire.
En posant vos papattes, vous fermez des routes, ce qui limite vos futurs déplacements. Plus la manche avance, plus les options se réduisent. C’est là que le jeu devient un vrai casse-tête, surtout quand vous avez repéré une carte qui vous intéresse mais que vous n’avez plus le chemin pour l’atteindre.
Les cartes, le cœur de votre moteur
À la fin de chaque déplacement, vous arrivez sur une île. Là, vous pouvez acheter une des deux cartes disponibles. Ces cartes appartiennent à 5 guildes animales (hiboux, sangliers, cerfs, ours et renards), et ont différents effets :
- Bonus immédiats : or, ressources, étoiles…
- Revenus : des gains automatiques à chaque début de manche
- Effets de scoring : chaque carte peut rapporter des points en fin de partie selon certaines conditions (synergie avec une ressource, type de décoration, nombre de cartes d’une couleur…)
Certaines cartes vous proposent aussi des bâtiments, à glisser sous votre plateau pour des effets permanents ou des revenus. Votre objectif sera de construire un moteur cohérent, avec des cartes qui fonctionnent bien ensemble, tout en gardant un œil sur ce que prennent les autres.
Les ressources, des pistes à grimper
Dans Kingdom Crossing, les ressources ne sont pas dépensées. Vous les accumulez sur des pistes personnelles (bois, pierre, sève, nourriture), et plus vous en avez, plus elles comptent en fin de partie.
Chaque ressource est liée à une guilde de cartes. Si vous collectionnez des hiboux, par exemple, il faudra monter sur la piste de la pierre pour maximiser vos points. Mais ce n’est pas tout, les décorations que vous placez sur ces pistes (fleurs ou sculptures) multiplient vos points. Pas de panique, ça reste lisible.
Petit conseil : montez bien sur une ou deux pistes, mais attention à ne pas vous éparpiller.
La montgolfière, votre échappatoire de luxe
Il arrive un moment où vous êtes bloqué. Plus de chemin dispo, ponts déjà utilisés… Heureusement, il y a la montgolfière. Elle vous permet de sauter au-dessus de la rivière pour atteindre une autre île sans passer par les ponts. Mais elle a un coût. 3 pièces si elle est sur votre île, 10 si elle est ailleurs. Et évidemment, l’argent ne tombe pas du ciel.
On peut l’utiliser avant ou après son déplacement, ce qui donne un peu de souplesse dans les tours. Bien gérée, elle peut vous sauver une manche.
Objectifs et quêtes, du bonus, mais pas gratuit
Sur le plateau, plusieurs objectifs communs sont visibles. Le premier joueur qui en remplit un gagne un bonus et, s’il en remplit deux qui se touchent, il débloque une quête secrète qui rapportera des points en fin de partie.
Chaque joueur commence aussi avec une faveur de la Reine, sorte d’objectif personnel qui guide vos choix. Ce sont des points bonus si vous jouez dans ce sens, mais vous pouvez aussi complètement les ignorer.
Les extensions de Kingdom Crossing
Pour le moment, aucune extension n’a été annoncée pour Kingdom Crossing.
Notre avis sur Kingdom Crossing
Kingdom Crossing ça marche de fou. Et franchement j’étais pas emballé au départ par l’histoire des castors et de la Reine. Mais le jeu vous pousse à construire un moteur cohérent avec les cartes que vous récupérez, le tout avec des contraintes de déplacement qui vous empêchent souvent d’aller chercher exactement ce que vous voulez. Il faut donc vous adapter, tirer parti de ce qui est disponible, et faire preuve de souplesse.
Le thème ne se ressent pas tout le long, mais l’univers a un certain charme mignonnet. L’habillage est soigné, les illustrations sont claires, le matériel tient la route. Au-delà du thème, c’est joli et très lisible.
Bref, c’est une vraie surprise qui donne envie d’y retourner. Car derrière son côté animaux trop choupi se cache un jeu initié qui demande de la stratégie, le tout dans un cadre enchanteur !
Les + du jeu
- La mécanique des ponts : simple à comprendre, mais vraiment casse-tête
- Des choix tendus à chaque tour, sans être bloquants
- Un moteur de cartes qui se construit bien, avec plusieurs axes possibles
- Matériel clair, illustrations lisibles, bonne ergonomie
- Fonctionne bien à 2, 3 ou 4 joueurs, avec une vraie courbe de progression
Les – du jeu
- Le thème s’efface vite derrière les mécaniques
- Le jeu peut devenir très calculatoire, ce qui ne plaira pas à tout le monde
- L’interaction est légère, on se gêne indirectement, surtout via les cartes
- La répétition des manches peut lasser certains joueurs
Les ressources à télécharger pour Kingdom Crossing
Retrouver ici les ressources pour le jeu. Cela pourra vous donner une idée de ce à quoi vous attendre avant de l’acheter.