Quand on parle de Gloomhaven, on pense direct à un monstre de jeu, lourd, long et un peu indigeste. Alors quand Boutons & bestioles débarque, on se dit “encore un spin-off pour vendre du carton ?”. Mais attendez avant de ranger la boîte au placard.
Avec une promesse de sessions plus courtes, un style plus accessible et un thème à la “chérie, j’ai rétréci les mercenaires”, ce petit Gloomhaven intrigue. On a enfilé notre armure, pris nos cartes en main, et on a mené l’enquête pour voir ce qu’il valait une fois posé sur la table.

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La fiche du jeu
| Thème | Médiéval |
| Mécaniques | Narration, combats, gestion de main |
| Niveau | Initié |
| Nombre de joueurs | 1 joueur |
| Éditeur | Cephalofair Games |
| Auteur(s) | Joe Klipfel, Nikki Valens |
| Illustrateur(s) | Yanis Cardin, Mofei Wang |
Dans Boutons & bestioles, vous incarnez un mercenaire de Gloomhaven qui se retrouvent miniaturisés et plongés dans un univers rempli d’insectes, de champignons géants et de créatures à taille réduite… mais bien décidées à vous faire passer un sale quart d’heure. Il faudra avancer dans une mini-campagne scénarisée, choisir vos cartes avec soin et survivre face aux menaces.
La grosse différence avec le jeu original ? Ici, les règles sont allégées, les scénarios plus courts, et tout tient dans une boîte (beaucoup) plus modeste. Le tout reste tactique, mais assez fluide pour être joué même si vous n’êtes pas jeux expert dans l’âme.
Comment jouer à Gloomhaven : boutons & bestioles ?
Vous avez été miniaturisé. Voilà. Pas d’elfes, pas de prophétie. Juste vous, une loupe trop grande, des monstres qui rampent et des boutons de manteau qui servent de boucliers. Vous allez devoir traverser une vingtaine de scénarios, seul, dans un monde où tout est à votre échelle. Et comme d’habitude dans Gloomhaven, vos cartes sont votre moteur. Alors, comment ça se passe une partie ? Voici les bases.
La mise en place d’un scénario, c’est bien plus simple
Avant chaque partie, on commence par choisir un scénario (dans l’ordre de la campagne). Une carte scénario sert de plan de jeu avec :
- la disposition des ennemis (des cubes colorés),
- les tuiles spéciales (pièges, dalles, terrains),
- et l’objectif à remplir (tuer tous les monstres ? activer des leviers ? survivre assez longtemps ?).
Vous choisissez un aventurier avec son propre plateau, une figurine, un compteur de PV et un petit paquet de cartes Capacité. Vous commencez avec les cartes de niveau 1, mais vous pourrez les remplacer plus tard au fil de la campagne.
Enfin, on installe les monstres avec leur propre tableau, leurs points de vie, et leur comportement qui sera dicté par des jets de dés. Oui, les monstres ont une IA, et oui, ils peuvent vous pourrir votre tour comme des grands.
Le déroulement d’un tour de jeu, ca castagne
Le jeu se joue en rounds successifs. Chaque round suit une structure simple qui est clairement basé sur le combat :
- Effets de début de round : Certains scénarios ajoutent des règles en cours de partie (apparition de monstres, changements de terrain, etc.). Tout est précisé sur la carte scénario.
- Choix des cartes : Vous choisissez 2 cartes Capacité dans votre main. L’une d’elles détermine votre initiative (plus c’est bas, plus vous jouez tôt). Sur chaque carte, vous avez une moitié supérieure (souvent offensive) et une moitié inférieure (plutôt mouvement ou soutien).
- Initiative : On détermine l’ordre d’activation des joueurs et des monstres. Les monstres agissent selon leur propre tableau et un jet de dé, qui indique leur action ce tour-ci.
- Actions des personnages et monstres : À votre tour, vous jouez l’action du haut d’une carte + l’action du bas de l’autre. Et vous gérez vos effets : déplacement, attaque, soin, état, combos, etc. Les monstres jouent juste après, en suivant leur script : déplacement, attaque, effets spéciaux (certains font vraiment mal…).
- Fin de round : On passe au round suivant… jusqu’à ce que l’objectif du scénario soit rempli ou que vous tombiez au combat.
Les cartes et la gestion de votre main
Chaque carte a deux faces : A (disponible) et B (utilisée). Une fois jouée, une carte passe en face B, puis part en défausse. Certaines cartes sont même perdues définitivement après usage.
C’est là que vous allez devoir être stratège : vos cartes, c’est votre énergie. Quand vous n’en avez plus, vous êtes épuisé. Il faudra donc gérer vos actions avec finesse, récupérer au bon moment, et éviter de vous cramer trop vite.
Les combats et les effets
Ici, pas de jets de dés classiques. Les attaques sont modifiées par un dé spécial (une ligne sur un tableau d’effets). Vous pourrez aussi profiter de bonus actifs (vol, bouclier, riposte…).
C’est tactique, mais le jeu a été repensé pour que tout soit plus lisible et rapide. Même les états (blessure, poison, invisibilité…) sont simples à suivre avec des pions dédiés.
Objectifs variés
Chaque scénario a son propre but. Parfois il faudra tuer tous les monstres, d’autres fois atteindre une zone, activer une série de mécanismes ou protéger un objectif.
Les objectifs ne sont pas là juste pour faire joli : ils changent votre façon de jouer, forcent à s’adapter, et rendent chaque scénario différent du précédent. Mais attention, on est pas dans Gloomhaven. L’aspect narration a lui aussi été minifié.
Boutons & bestioles vs Gloomhaven : qu’est-ce qui change vraiment ?
Si vous connaissez Gloomhaven, vous retrouverez pas mal de sensations familières dans Boutons & bestioles, mais tout a été simplifié pour gagner en fluidité. Exit la gestion lourde des decks de modificateurs, les centaines de cartes, les éléments à manipuler à chaque tour. Ici, les ennemis utilisent des dés et des tableaux pour agir, les modificateurs sont intégrés directement, et les effets sont bien plus lisibles. La campagne est plus courte, moins chargée en narration, et les personnages n’évoluent pas de façon aussi poussée. Pas de classe secrète ou de deck à construire pas à pas, tout est plus direct. Le but n’est pas de remplacer Gloomhaven, mais de proposer une alternative plus accessible, à sortir sans bloquer un week-end entier. C’est une version pensée pour aller à l’essentiel.
Les extensions de Gloomhaven : boutons & bestioles
Pour l’instant, aucune extension officielle n’a été annoncée pour Boutons & bestioles. Le jeu se suffit à lui-même avec ses 20 scénarios, ses 6 classes de personnages et ses objets à débloquer au fil de la campagne.
Notre avis sur Gloomhaven : boutons & bestioles
Boutons & bestioles est clairement une tentative de rendre l’univers Gloomhaven plus digeste. Et sur ce point, c’est plutôt réussi. Les règles ont été sabrés sans vider le jeu de son intérêt. On retrouve des choix à faire à chaque tour, une vraie gestion de main et des ennemis qui ne sont pas là pour plaisanter.
Le jeu fonctionne bien. C’est très direct, on ne perd pas de temps en blabla et vous jouer rapidement vos scénarios. Côté matériel, c’est propre. La direction artistique reste cohérente avec le reste de la gamme, et la taille réduite des composants ne gêne pas du tout la lisibilité. Au contraire, tout a été pensé pour gagner de la place sans sacrifier la clarté.
Ce n’est pas un jeu révolutionnaire, ni une version “enfant” au sens péjoratif. C’est un Gloomhaven repensé, recentré, et franchement agréable à jouer. Pour autant, je dois avouer qu’apposer la marque Gloomhaven sur le jeu me gène un peu. C’est un jeu à part, simple et rapide. Cool, oui, mais ce n’est clairement pas Gloomhaven. Et ça il faut le savoir avant de vous lancer.
Les + du jeu
- Mise en place rapide et règles claires dès la première partie
- Campagne structurée, facile à suivre, sans surcharge narrative
- Très bon équilibre entre accessibilité et exigence tactique
- Idéal pour initier de nouveaux joueurs à l’univers
Les – du jeu
- Moins de diversité dans les classes et les scénarios,… Enfin tout
- Le matériel réduit peut déplaire aux fans de la 1ère heure
- Pas de système de sauvegarde évolué, il faudra tout noter à l’ancienne
- Certaines missions peuvent paraître trop simples pour les joueurs expérimentés
Les ressources à télécharger pour Gloomhaven : boutons & bestioles
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